A propos des "Pièces jointes"

Ces "Pièces jointes" sont un complément au blog 1914-1918 : une correspondance de guerre où sont publiées les lettres échangées pendant la Première guerre mondiale entre Jean Médard et les siens, en particulier avec sa mère, Mathilde. (Pour toutes les informations sur Jean Médard, se reporter au blog de base).
On trouvera ici un article sur tous les amis ou camarades morts dont Jean évoque le souvenir. Pour chacun :
- sa fiche de "Mort pour la France" avec sa transcription (en bleu) ; toutes ces fiches proviennent du site Mémoire des hommes ;
- tous les textes de la correspondance et des mémoires de Jean Médard le concernant (en italiques) ;
- dans la mesure du possible, une notice biographique (dans un encadré).
Merci d'avance à tous ceux qui pourraient me communiquer des informations me permettant d'étoffer certains articles. (Mon adresse est dans le blog de base, sous l'onglet A propos du blog.)
Les articles sont publiés dans l'ordre des décès, les morts les plus anciens se trouvent donc en bas de la liste. Pour faciliter d'éventuelles recherches, vous trouverez sous la rubrique "INDEX" une liste alphabétique, avec un lien vers chaque article.

NB - Cette liste des "Morts pour la France" évoqués par Jean Médard est en cours de constitution. N'y figurent pour le moment que ceux morts avant 1918 (ou dont le nom n'est mentionné qu'avant 1918 dans les textes de Jean). Les notices consacrées aux morts de 1917 sont en cours de mise en ligne.

vendredi 26 juin 2015

Alfred LAPORTE (1868-1915)


LAPORTE
Alfred Louis Auguste
Lieutenant-colonel
126ème R.I.
Classe : 1888
Recrutement : Nîmes
Mort pour la France le 25 avril 1915
à Bois Haut, Les Éparges (Meuse)
Tué à l’ennemi
Né le 29 mars 1868
à Lézau (Gard)

         J’ai eu une longue lettre de Berthe Auriol, hier au soir, elle me dit une chose qui m’a bien émue c’est qu’Yvonne Laporte a songé à venir te voir à Verdun, mais on lui a dit que ton hôpital était trop éloigné. C’est si touchant qu’elle ait pensé à toi. Son mari est mort en héros. Blessé à l’oreille et au menton il a continué à se battre une autre balle l’a atteint au côté, il est demeuré à la tête de ses soldats, la troisième a eu raison de lui.
(Mathilde à son fils – 5 mai 1915)

          Hier journée maussade […] et j’en ai profité pr aller voir Yvonne Laporte maintenant notre voisine. Une personne bien sympathique dans sa douleur qu’elle porte si dignement. Ns avons longuement parlé de son mari qui était un chrétien véritable et des journées inoubliables que tu viens de vivre.
(Mathilde à son fils – 1er mai 1917)

  
Source : Mémoire des hommes – JMO du 126ème R.I. – 26 avril 1915
 
 
Source pour cette notice : Brive mag (n° 227)
 
          Le lieutenant-colonel Alfred Laporte fut chef de corps du 126e  R.I. du 28 août 1914 au 26 avril 1915. Saint-Cyrien à 20 ans, il intègre par la suite l’école d’état-major avant d’être nommé professeur adjoint tactique à l’école spéciale militaire. Le 27 mars 1913, il rejoint [Brive] et prend le commandement du 2e bataillon du 126. Quelques mois plus tard, le 28 août 1914, Alfred Laporte remplace le colonel Dubois à la tête du régiment, il est nommé lieutenant-colonel le 12 septembre 1914.
Le lieutenant-colonel Laporte sera tué le 26 avril 1915 aux Éparges dans la Meuse près de Verdun, lors d’un assaut dans les tranchées allemandes. Il tombera à la tête de ses hommes qu’il menait à l’attaque de la tranchée Calonne. Trois autres officiers et 150 soldats furent également tués lors de cette offensive.
 

 
 
 
Source : MémorialGenWeb
Bruno Baverel
                Alfred Laporte était le fils d’Albert Laporte, instituteur à Lézan dans le Gard, et de Louise Noguier. Tous deux étaient décédés lors de son mariage à Sète, le 20 septembre 1904, avec Yvonne Cazalis.
              Il était officier d'active et a été cité à plusieurs reprises.
 
 
 
 
   
Source : registre matricule du Gard, fiche d'Alfred Laporte
             Il est inhumé dans l’ancien carré protestant du cimetière marin de la ville de Sète, dans le tombeau de la famille de sa femme.
           Son nom figure sur la plaque des morts de 1914-1918 apposée à l'intérieur du temple de Sète.  Les Cazalis faisaient donc partie de la paroisse protestante.
            Après la mort d’Alfred Laporte, sa veuve est revenue s’installer dans sa ville natale et elle y est morte en 1965.
 
 
 
HF (26/06/2015, complété le 25/05/2015)
 
Source pour le nom des parents : archives départementales du Gard, fiche matricule d’Alfred Laporte. Merci à Alain Stocky qui m'a envoyé les liens vers la fiche matricule et la fiche MémorialGenWeb.
Source pour le décès des parents : archives départementales de l'Hérault, acte de mariage d'Alfred Laporte et Yvonne Cazalis.